​Vélos électriques : les différents types d’assistance électrique

 
Comment fonctionne l’assistance ? Schématiquement, deux systèmes existent : un simple qui s’assure que le cycliste pédale pour déclencher le moteur, et un autre plus élaboré qui mesure la force exercée par le cycliste sur les pédales.
 

Le capteur de pédalage, l’assistance dite « tout ou rien »

 
Ici, le vélo vérifie que les pédales tournent pour déclencher le moteur. Chaque niveau d’assistance correspond à un palier, à une vitesse définie par le constructeur. S’il y a 4 niveaux d’assistance, le moteur amènera le cycliste à par exemple 10km/h, puis 15km/h au niveau 2, puis 20 et 25. Le moteur délivre en permanence sa pleine puissance, seule la vitesse change. Donc si la route monte, inutile de pousser l’assistance au niveau maximum, vous n’aurez pas plus de puissance disponible.
 
Simple et peu couteux, ce système donne une sensation de puissance importante au démarrage, mais cela peut être gênant car c’est parfois un peu brutal, et cette sensation s’estompe, notamment dans les côtes.
Il est associé avec tous les moteurs d’entrée de gamme, quelle que soit leur position (roue avant, roue arrière, sous le pédalier).
 

Le capteur de couple (ou de puissance)

 
Ce capteur va mesurer la force exercée sur les pédales, et va ajouter de la puissance selon le niveau d’assistance choisi. Le constructeur aura défini à l’avance la proportion de puissance ajoutée par chaque niveau d’assistance. Cela va en général de 40 à 300%, selon les moteurs.
 
En clair, c’est comme si le cycliste avait 40% de muscles en plus dans les jambes au niveau 1, de 0 à 25km/h. Et plus il va appuyer (dans une montée par exemple), plus la puissance sera importante.
 
Plus complexe, associé à des moteurs plus puissants, ce système se révèle le meilleur allié du cycliste, que ce soit pour la ville, la route ou les chemins - voire même hors-piste : quel VTTiste n’a jamais rêvé d’avoir 300% de cuisses en plus ? Imaginez, vous appuyez sur la pédale avec une force de 10kg, et le moteur en ajoute 30 ! De quoi grimper aux arbres !
C’est le capteur de référence pour les moteurs puissants situés sous le pédalier, et parfois encore dans la roue arrière.
 
A l’usage, les sensations délivrées par l’assistance dépendent du type de capteur et de la position du moteur : 
  • si vous cherchez un vélo pour la ville réactif au démarrage et qu’une cinquantaine de kilomètres d’autonomie vous suffisent, optez pour le capteur de pédalage. Le moteur dans la roue avant alourdit l’avant du vélo (sensible si vous soulevez la roue pour monter un trottoir par exemple), il donne l’impression d’être tiré par le vélo, et c’est le plus courant. S’il est sous le pédalier ou dans la roue arrière, il agit avec vous sur la même roue,  vous vous sentez poussé par le vélo.
  • si vous voulez de l’autonomie, et/ou de la puissance pour avaler les côtes sans difficultés, optez pour le capteur de couple : il vous offrira un pédalage quasi naturel avec une assistance immédiate mais sans brutalité, et une progressivité dans l’arrivée de la puissance qui ne vous surprendra pas (sinon par son efficacité !). Et les autonomies vont de 75 à plus de 150km selon les modèles et les batteries !
 
Et finalement, vous restez maître de l’assistance : vous en choisissez le niveau au guidon, depuis « pas d’assistance » jusqu’au niveau « champion du monde », et vous pouvez en changer à tout moment !

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